Dans ce passage, Salim et Ewilan sont en train de marcher depuis des heures.
"-Non, Salim, nous marchons!
-Attends, ma vielle, nous marchons depuis trois heures, tu pourrais faire un geste...
-Il n'en est pas question!
-Mais pourquoi bon sang?
-Je te signale que je te l'ai déjà expliqué. Si tu n'avais pas passé ton temps à râler comme un pou en refusant de m'écouter, tu ne me poserais plus la question.
-C'est bon, message reçu. Regarde! Un magnifique sourir illumine mon visage, mes oreilles frétillent d'impatience dans l'attente de révélations transcendantes, je suis calme, serein, mon âme brûle de s'élever jusqu'à toi, alors je t'en supplie, ô Ewilan, daigne m'expliquer pourquoi on se crève la santé à randonner dans ce putain de pays de merde à la con alors que tu pourrais nous transporter en un clin d'oeil à l'endroit où nous nous rendons!
- A randonner dans ce quoi?
-Dans cette contrée aride dont les cailloux inhospitaliers agressent la plante de mes pieds et épuisent ma patience, c'est ce que j'ai dit, non?"
Merci Pierre Bottero pour ces merveilleux livres!



