Cette petite fille qui souri, malgré le mal qui la ronge n'est autre que moi, il y a 9 ans pour noel.
Mais tout a commencé environ 9 mois avant cette photo...
J'étais une petite fille, un peu capricieuse il faut l'avouer mais gentille malgré tout, qui croyait tout ce qu'on lui disait. J'avais 5 ans et demi et la vie me souriait. A l'école, mon seul ami était l'arbre de l'école autour duquel je tournait en chantant. Je n'avais qu'une vraie amie mais elle était beaucoup plus grande que moi et je ne la voayit pas à la récré. Toutes les filles me détestaient car les garçons me tournaient autour car ils me trouvaient jolie (ça a bien changé depuis...^^).
Mais bon, tout allez bien, avec ma petite famille tranquille...Jusqu'au jour où ma mère c'est demandé pourquoi j'étais souvent malade, pourquoi j'étais souvent pale. J'ai donc passé une prise de sang et heureusement, tout allez bien...c'est ce qu'on croyait!
Mais je continuais à être malade, à me faire des bleus facilement sans me faire mal. C'était étrange. J'ai donc passé une deuxième prise de sang, et là... tout avait changé. Mes parents m'amenèrent chez mon médecin (qui me faisait peur avec sa voix grave!lol) et en regardant mes résultat, il comrpit qu'il n'avait pas les compétences requise pour me diagnostiquer. Il fit appel à l'un de ses collége, Mr Rousseaux qui dès qu'il m'a vu à dit:
"cette petite, elle est grise".
Ca voulait tout dire. Il me fit passer des tests puis me renvoya chez moi. A peine rentré ma mère fit des recherche et trouva ce que j'avais. Elle aurait voulu se tromper mais quand mon futur médecin appella, ma vie changea. Ce n'était pas un simple rhum mais un cancer, celui du sang, la leucémie.
Quand on pense au cancer, on pense tout de suite à ceux qui sont les plus connus car celui du sein, des poumons, des os, du foi, mais pas souvent du sang! Mais malheureusement il est bien réel!
Le plus triste concernant ce cancer, c'est que beaucoup d'enfants en sont victimes, à différents degré. Moi, heureusement, j'avais celle qui pouvait ce soigner.
Ce qui est bizarre, c'est que je ne me rappel pas de grand choses, ou alors ce sont des choses insignifiantes ou qui m'ont marquées.
Je sais que je ne voulais pas aller à l'hospital et que ma soeur m'avait dit que c'était rigolo. Je sais que la première nuit je lui en ai voulu de m'avoir fait croir ça. Je me rappel du petit Rémi qui avait trois ans et qui attendait qu'on lui enlève un rein. Il y avait aussi les infirmière et les médecin. Des gens géniaux! Avec un garçon avec qui je partagais ma chambre et qui était attend d'une tumeur au cerveaux, on s'amusait à les appeller plusieurs fois par jour et on leur offrait des caricatures d'eux en chien ou en chat! Et puis il y avait Babe, la cassette que l'on passé en boucle.
Je sais que je suis retournée chez moi quelque temps. Je devais faire un régime sans sel, un calvaire. Pas de gateaux, pas de sorties,...puis une rechute.
Et puis il y avait les souvenirs moins drôle... Un certain médecin très moue à qui j'en voudrais toute ma vie qui, lorsque je devait passer une ponction lombère, c'est loupé 3 fois et j'ai passé la pire nuit de toute ma vie! Je ne pouvait pas me coucher, m'asseoir plus de 10 minutes sans hurler de douleur. Heureusement cette fois là, c'est le docteur Rousseaux qui a essayé et qui m'a fait la piqure. Le meilleur médecin au monde et le plus gentil.
Une ponction lombère est une piqure que les médecin vous font dans la colone vertèbrale pour voir si la moelle est guérie. On vouys fait asseoir, faire le dos rond et respirer dans un masque parfumer pour vous mettre dans les vap. C'était horrible, le masque je détestais ça et je refusait donc de le pendre, ce qui veut dire que j'étais plusque consciente! l'aiguille était énorme et ça faisait horriblement mal... je devais rester toute la journée couché avec du liquide qui coulait dans mon dos. Et puis ça apportait des vomissment des allucinations,....
On m'a fait mettre un catéter(je ne sais pas comment ça s'écrit), pour m'éviter que mes veines du bras ne se fragilisent. Une nuit, dans ma chambre, ma transfusion de sang à éclaté et il y avait du sang partout! Pire qu'un film d'horreur. On a bien rigolé mais c'était tout loin d'être drôle. j'ai eu des certificat de courage pour les pensement et les ponctions. Je me rapelle des concours de puzzles, des chips sans sel et puis de cette bonne femme à cause de qui j'ai pleuré:
elle s'était approché de ma mère et avait dit en me regardant:
"qu'est ce qu'il à ce petit garçon?"
Ca m'a révolté! Un garçon? alors que j'étais en robe et que ma mère m'avait collé des fausses boucles d'oreilles! J'avais envie de lui faire voir que j'étais une vraie petite fille, la même qui avait des cheveux longs blonds qui tombaient en cascade sur son dos!
Je me rapelle du jour où je suis allée me faire couper les cheveux et que quand je me suis regardé dans la glace je me suis mise à pleurer. Quand on est petite, on se trouve jolie ou au moins on aime trouver quelque chose de beau chez soit et là, j'avais l'impression de n'être plus moi...
Et puis je suis retourné à l'école mais je ne sortais pas sans avoir quelque chose sur la tête, que ce soit un bonnet ou un bandana. Tout le monde me regardait bizarrement mais je me suis fait des amis géniaux qui n'avait pas peur d'être avec moi. Je me rappel que pour le carnaval je devais enlever mon bonnet et j'ai fais une crise à ma mère pour garder mon bonnet. Elle ne comprenais pas pourquoi et je ne voulais pas lui dire que j'avais peur qu'on se moque de mes cheveux. Fianlement je me suis calmée et tout s'est bien passé.
Mais j'ai réalisé il y a quelque temps que j'en voulais à mes parents de m'avoir mentis sur ce que j'avais. Je croyais qu'ils voulaient se débarraser de moi, alors qu'ils pleuraient tout les soirs quand ils me laissaient. Et mes soeurs.... l'une d'elle s'est réfugié dans la nourriture et l'autre pleurait tout le temps.
Il y a quelque mois mon père qui refusait de parler de ça avant, m'a avoué qu'un jour, je lui ai demandé:
"Papa, est ce que je vais mourir?"
C'est horrible! J'avais effacé ça de ma mémoire et j'avais envie de pleurer quand il me l'a dit. Je me sentais coupable. Et puis hier, j'ai découvert un poème que m'a soeur avait écrit. Et comme j'étais seule, j'ai pleuré. Pleuré pour ce passé flou qui sens m'en rendre compte m'avait changé.
Et puis tous ces enfants que j'ai cotoyé qui eux ne s'en sont pas sortis. Toutes les choses qui en ont engendré d'autres dans ma famille. Qui s'est, je pourrait me retrouver stérile et ne pas pouvoir avoir d'enfants?! Mais c'est la vie.
Comme je le disait, après ça, Dieu n'existe pas pour moi. Je me raccroché à quelque chose le soir dans ma chambre d'hopital mais c'était ma petite étoile à qui je demandais des choses comme "je voudrais mangé des gateaux salés" et j'ajoutais "je te donnerais tout tout tout tout..."
Voilà, c'est une partie de ma vie que je ne pourrais pas oublier et que je ne veux pas l'oublier. J'ai effacé de ma mémoire beaucoup trop de choses mais c'est peut être mieux comme ça. Je ne veux pas avoir de pitié sur ça par ce que j'en ai fait un article. Je crois que j'avais besoin de m'exorciser. J'ai beau avoir eu un cancer, je m'en suis sorti et c'est de ça que j'ai envie qu'on se rapelle. Certain aimerez peu être qu'on les admire pour avoir tenus le coup mais moi, je ne me rappel presque de rien. Les personne qu'il faut féliciter ce sont les médecins (sauf le mou!connard!), les infirmières, et ma famille. Snas eux, je n'aurais pas survécus...
MERCI